11 novembre 2014

Le Bourg d’Orvault

Par Dans Orvault

Le Grand Calvaire

 

Réalisé en 1877, sous la forte impulsion du curé Jean Richeux, le Grand Calvaire comporte une petite chapelle couronnée par une haute plate-forme à balustrade accessible par deux escaliers latéraux. En haut se trouve un autel

Les enfants sur les photos sont des élèves de l’école Saint-Joseph. Bâtie au pied du grand calvaire sur un terrain donné par la famille de la Brosse, elle ouvre ses portes en 1893. D’abord école de garçons, elle devient mixte en 1971.

Le calvaire possédait une grille d’entrée. En raison de l’aménagement du rond-point, cette grille a depuis disparue mais on peut en voir une réplique sur le rond point du Hameau du Mail qui symbolise ainsi l’entrée de la ville.

En 1894, une forte tempête emporte la croix d’origine qui était en bois. Elle fut remplacée en 1895 par une croix en ciment armé coulée sur place dans un coffrage. Les statues sont typiques du 19ème siècle et certaines balustrades, détruites, ont été remplacées par des bordures de trottoir. Les vitraux cassés ont été remplacés, depuis, par du verre de couleur.

Cet édifice, offre aujourd’hui une vue panoramique unique sur le Bourg, l’école privée Saint-Joseph, l’étang de la Fabrique et la Vallée du Cens.

La route du Calvaire

 

Cette route qui mène à la place du bourg était réputé pour être pénible pour les voyageurs et les chevaux qui transitaient par Orvault car le terrain était assez pentu.

On peut voir sur cette photo le chemin à emprunter pour accéder a l’étang du bourg là où se trouvait l’ancienne minoterie.

En haut de cette route se tenait l’hôtel des voyageurs pour ceux qui désiraient faire une halte.

La Minoterie

 

La Fabrique, c’est un lieu-dit en contrebas du bourg, situé autour d’un petit étang. Mais c’est également le nom d’un moulin qui a fonctionné pendant presque un siècle, fournissant de la farine aux agriculteurs d’Orvault et des alentours. Il a tourné jusqu’en 1987.

Aujourd’hui le moulin n’existe plus et a laissé place à des appartements, mais l’on peut encore apercevoir ce qui reste de la base de la cheminée.

La Place du Bourg

 

En 1901, les moyens de transport traditionnels n’ont guère évolué. Les bicyclettes sont rares. C’est donc à pied ou avec les diligences du Père Bouvier qu’on se rend à Nantes.

L’entreprise compte deux grandes voitures, un break et 7 chevaux. Il y a trois départs par jour ; à 6 heures, à 10 heures, et à 17 heures. L’entreprise assure également le transport du lait pour les cultivateurs de Bel-Ebat, la Garnison, Montcellier, les Anges, le Landreau, le Bois-Cesbron, la Bugallière.

Au retour le Père Bouvier jetait les bidons vides, dans le fossé, sans prendre le temps de s’arrêter.

L’année 1935 sonne le glas des diligences de l’entreprise Bouvier. Jusqu’à sa mort en 1946, le Père Bouvier racontera l’histoire de ce transport en commun réputé pour ces voyages à rallonge à cause des arrêts imprévus dans les cafés…

L’Eglise Saint-Léger

 

Le 26 décembre 1898, l’abbé Richeux bénit la première pierre de la construction de l’église actuelle. L’édifice est bâti sur l’immense potager du presbytère qui s’étendait entre la route de la Carrière et celle du Pont-aux-Prêtres et ce jusqu’au parc de la Grée. Deux ans plus tard, le 28 mai 1901, Orvault inaugure sa nouvelle église qui, faute d’argent ne possède pas de clocher.

 Les deux cloches de l’ancienne église sont alors installées provisoirement, sur le mur du cimetière qui borde le chemin de la Mairie.

 

Rue de la Paquelais

 

Auparavant appelée “Rue de la Paquelais” cette rue est l’actuelle rue Robert le Ricolais

Cet architecte, mathématicien, peintre, poète,  a vécu plusieurs années à Nantes, puis à Orvault (de 1943 à 1950), avant de s’exiler pour enseigner aux États-Unis. Inventeur de formes, de structures, de calculs statiques nouveaux, Robert Le Ricolais est le père des structures spatiales. Robert Le Ricolais est enterré au cimetière du bourg avec sa femme Marguerite, qui elle, vécut à Orvault pendant près de quarante ans (de 1943 à 1981), notamment dans la rue qui porte maintenant le nom de son mari (autrefois, rue du Chêne). Artiste également, Marguerite peignait la nature ou, sur commande, des portraits de la bourgeoisie nantaise et orvaltaise. Bien intégrée à la vie locale, elle décorera l’intérieur de la chapelle des Anges, dessinera régulièrement dans le bulletin paroissial, créera chaque année le char de la kermesse.

 

Notre Dame des Anges

 

A un kilomètre du bourg d’Orvault, au bord de la route départementale de Nantes à Redon se tient la chapelle Notre Dame des Anges. Construite sur un tertre gazonné, cette chapelle a été inaugurée en 1857, à l’emplacement d’un autre oratoire datant du XVème siècle.

De nombreuses fêtes avec processions avaient lieu à la Chapelle tout au long de l’année dont la plus importante était celle de la Pentecôte.

La chapelle est éclairée par huit fenêtres : une grande baie ogivale au sommet du pignon du chevet, sur chacun des deux côtés, trois fenêtres ogivales et une huitième se trouve au dessus de la porte d’entrée. Dans la fenêtre du chevet, il y a un grand et très intéressant vitrail représentant la Vierge assise, entourée de groupes d’anges. Il s’agit de Notre Dame des Anges entourée de sa cour céleste.

A l’intérieur, au dessus de l’autel, on admire la statue de Notre Dame des Anges.

Cette vierge au gracieux « hanchement » est caractéristique du gothique finissant (XVème siècle).

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, une magnifique « Vierge de Pitié » était exposée dans la chapelle de la Tour, derrière l’autel. Elle a été donnée au musée Dobrée, en 1850, par le baron Rascas, alors propriétaire du château. C’est une œuvre remarquable du XVe -début XVIe siècle, en calcaire polychrome de l’école de la vallée de la Loire.

En 1999, la Ville a décidé de commander au sculpteur Daniel Moulineau une copie à l’échelle 0,5, de cette œuvre classée par les monuments historiques. Ce sculpteur, établi à Apremont, en Vendée, est un spécialiste reconnu des répliques en pierre calcaire d’œuvres médiévales. La copie, autorisée par le musée Dobrée, est aujourd’hui visible dans la chapelle des Anges.

Texte: Mairie d’Orvault

3 Commentaires
  1. Vincent Couetoux 21 juin 2019

    Bonjour,

    Concernant le château de la Tour, il faut précisez que le château n’a pas simplement subit des ajouts en 1900 mais à été entièrement rebâti par le vicomte de Sécillon. Seule la chapelle, une partie des communs et une vieille tour de la façade nord sont d’époque.

    On trouve sur internet des cartes postales du château avant 1900. Celui-ci est bien différent et à vrai dire beaucoup moins beau beau !

    Cordialement

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  2. Jean Philippe Decré 7 novembre 2011

    Le Château de la Tour – Je relève une omission, voire une erreur dans votre commentaire : Après les bombardements de Nantes de Septembre 1943, ma famille (Jean Decré), ayant été expulsée par les Allemands, de sa propriété de la Cholière en Orvault, mon père demanda asile à Mme de Sécillon, qui nous logea au premier étage de La Tour ( le second était occupé par la famille Béliard), de septembre 1943 à Octobre 1944. Nous avons passé une année extraordinaire dans ce magnifique chateau encore meublé de pièces d’époque, mais sans chauffage et sans eau courante. Seule Mme de Sécillon avait la radio (de Londres), que nous écoutions avec intérêt. Les Allemands firent une incursion en juin 44, pour couper les plus beaux arbres réservés aux troupes d’occupation.

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    • herce 21 décembre 2011

      Bonjour…

      Pardonnez moi pour le manque de réactivité dans ma réponse, mais le site sur lequel vous aviez commenté à été victime quelques jours après d’un acte de piratage et cela m’a pris du temps de tout remettre en place…
      Le texte descriptif sur la page du Château de la Tour vient du site de la mairie d’Orvault dont j’ai eu l’autorisation de le reproduire… et des erreurs ont pu s’y glisser…

      Merci en tout cas d’avoir apporté votre contribution et si vous souhaitez renouveler l’expérience et ajouter d’autres commentaires, ce sera avec très grand plaisir…

      Cordialement…

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